Paul EUDELINE
PHOTOGRAPHIE

Entwenden
La lumière


Chronophotographie de Blandinia (2025)
Noir et blanc / x9 / 29,7 x 46,2 cm

Impression jet d’encre. 
Réalisé à partir de l’installation Terreaux n°1 et n°2.


« L’apparition des masses sur la scène de l’histoire ou dans les « nouvelles » images, ce n’est pas d’abord le lien entre l’âge des masses et celui de la science et de la technique. C’est d’abord la logique esthétique d’un mode de visibilité qui, d’une part révoque les échelles de grandeur de la tradition représentative, d’autre part révoque le modèle oratoire de la parole au profit de la lecture des signes sur le corps des choses, des hommes et des sociétés.
C’est de cela que l’histoire savante hérite. Mais elle entend séparer la condition de son nouvel objet (la vie des anonymes) de son origine littéraire et de la politique de la littérature dans laquelle elle s’inscrit. Ce qu’elle laisse tomber — et que le cinéma et la photographie reprennent —, c’est cette logique que laisse apparaître la tradition romanesque, de Balzac à Proust et au surréalisme, cette pensée du vrai dont Marx, Freud, Benjamin et la tradition de la « pensée critique » ont hérité : l’ordinaire devient beau comme trace du vrai. Et il devient trace du vrai si on l’arrache à son évidence pour en faire un hiéroglyphe, une figure mythologique ou fantasmagorique. [...] »
Jacques Rancière, Le partage du sensible, p. 51-52


«La chronophotographie, comme son nom l’indique, est du temps enregistré et représenté volontairement.»
Dominique Païni : Le temps exposé p. 39-40